Communauté de Communes de Châteauneuf de Randon

La Communauté de Communes comprend 8 communes pour une population d’environ 1 650 habitants.

     
Principales caractéristiques :
 
  Les principales activités sont l’agriculture (élevage bovin, viande et lait), le secteur médico – social (foyer de vie pour handicapés, maisons d’accueil spécialisé, maison de retraite) et le tourisme (petite hôtellerie et gîtes ruraux). Une station de ski de fond existe sur le territoire (station de Laubert). Le centre d’accueil de la station a été réalisé par la Communauté de Communes. Nos relations avec Langogne sont importantes, en terme notamment de migrations alternantes et d’accès aux commerces et services situés sur cette commune.

Une réflexion est en cours pour la valorisation des produits fermiers et le développement de la pêche de loisirs, le secteur se situant, ce qui est unique, à cheval sur les trois bassins versants de la Loire, du Rhône et de la Garonne.

  Les attentes exprimées :
 
  La RN.88 constitue la principale infrastructure de desserte du territoire. Sa mise à 2x2 voies est une nécessité économique compte tenu de sa sur – utilisation en période estivale et de la superposition négative des trafics sur un axe actuellement à 2 voies (ralentissements, accidents). Cette amélioration, qui permettra de mieux ancrer le secteur dans la dynamique de réseau formé par les voies rapides, pose des questionnements quant à sa configuration future, notamment :

 la crainte de dévitalisation des villages actuellement traversés par la RN et des commerces et services (hôtels – restaurants existants, et stations - services dans les secteurs de l’Habitaralle, de Chaudeyrac et de Laubert), par création d’aires de services ex- nihilo,
 la crainte que la réalisation d’une voie nouvelle relègue l’ancienne voie et que le déneigement de proximité ne soit plus assuré comme actuellement,
 la crainte d’une perturbation de la gestion de l’espace, avec des remembrements mal conçus et des aménagements peu efficaces concernant les passages à gibiers.

Les élus jugent nécessaire d’engager une nouvelle concertation avec la population, le premier dossier n’ayant pas été convaincant (cf. APSI réalisé il y a 6 ans). De fait, le dossier doit être revu avec de nouvelles perspectives pour la RN.88 : une 2x2 voies avec plus de liaisons avec le territoire et une vitesse autorisée de 90 km/heure. Ces perspectives sont en phase avec une optique générale de voie d’aménagement du territoire comportant des échanges à niveau et attention particulière à la sécurité.

La RN.88 a été revue il y a une quinzaine d’années déjà. Le souhait des élus, dans une perspective à court terme, est qu’une solution soit trouvée pour le problème de la superposition des trafics et de l’insécurité du parcours. C’est pourquoi, ils préconisent que l’aménagement de la RN.88 peut être phasé, mais avec l’assurance au départ d’une acquisition d’emprise pour une 2x2 vois à terme.

  Les attentes relatives à la RN.88 :

 
 

 à court terme : une remise à niveau en ce qui concerne la sécurité (réalisation de créneaux de dépassement, reprise des points de jonctions entre la RN et les routes secondaires, telles les RD. 988, 06 et 27, ainsi qu’au droit des entrées de villages, la reprise de l’APSI et de la concertation avec la population, la réalisation d’un remembrement avec inclusion d’emprises

 dans la perspective de la réalisation d’une 2x2 voies : la constitution d’un ‘’Village – Etape’’ plutôt que l’aménagement d’une nouvelle aire de services et la réalisation d’un schéma global des implantations, notamment pour préciser la localisation d’une zone d’activités avec une possibilité de vente directe de produits agricoles, la situation du centre d’exploitation de la route et de la police de la route et, en relation avec la politique du 1% Paysage et Développement, la requalification de l’ex-RN.88, en particulier dans les traversées urbaines (stationnement, éclairage, embellissement, circulations douces, matériaux).

Autant que faire se peut, il serait intéressant de déterminer les possibilités de dévolution de marchés de sous – traitance aux petites entreprises locales. Enfin, en ce qui concerne les chantiers, les élus souhaitent qu’ils soient clôturés afin d’en limiter l’accès depuis les terres agricoles et que des mesures soient prises pour éviter la pollution de l’eau.